09.07.2008

Grand moment de solitude

De temps à autres il m'arrive de m'égarer. Comme tout le monde je me perds. Enfin, je prends la route panoramique, je veux dire un homme, un male viril un vrai ne se perd jamais. Surtout s'il est Géographe. Quand je m'égare c'est dans une conversation.
Comme tout à chacun le soir au coin du feu j'aime à parler de Jacques Derrida et de Paris Hilton. Non, juste de Jacques Derrida, en fait. Dans les bars, autour d’une pinte qui se fini bien trop vite, on parle et on perd parfois le fil de la discussion.
L'autre jour on en était à parler Astrophysique pour les Nuls et l'Instant de Planck expliqué à ma fille de 4 ans et demi. J'étais donc avec cet ami et je lui avais expliqué que les astrophysiciens essayaient de calculer la densité de l'Univers. Que si elle était supérieure à une certaine valeur seuil, il se contracterait sur lui même, alors que si elle était inférieure à cette valeur seuil, il s'étendrait éternelement. J’exposais toute la complexité et l'importance de la tache ainsi que le mérite qu'avaient les scientifiques qui s'y attelaient.
Mon ami répondit.
"Ben ils sont cons. S'il veulent la densité de l'Univers, ils ont qu'à diviser la masse de l'Univers par son volume."
Grand moment de solitude.

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28.10.2007

Mea non culpa est

C'est quand même en Lettres, qu'il y a la plus grande concentration d'émasculés du subjonctif au mètre carré. Bon, je dis pas que, en Sciences, les gens brillent par leur culture. Mais au moins ils ne génocident pas Camus de par leur débilité simiesque.
Tenez, par exemple, l'autre jour. l'autre jour, donc je dialectisais avec une charmante demoiselle, que je n'ai toujours pas sauté, titulaire d'une Licence de Lettres Modernes. Ce détail aura son importance par la suite. Donc cette charmante demoiselle, au lieu de succomber à mon charme latin, comme l'aurait fait n'importe quelle femelle humaine, m'importunait l'oreille avec des considérations d'une telle bassesse intellectuelle que ma libido avait atteint son point le plus bas depuis la guerre de trente ans. J'en étais à ne plus la désirer, elle, son regard châtain catin, sa beau amande douce et son QI de moule. Mais un moment, l'espace d'un instant, j'entrevois la possibilité d'un dialogue. En effet, après avoir disserté sur la supériorité de ses études sur les études de Sciences, par le biais de raccourcis sophistes et de clichés éculés, elle entreprenait de me démontrer par 2+2=3 que son sexe était supérieur au mien.
En privé, il est vrai, j'avoue volontiers la supériorité de la Femme. En effet, qu'y a-t-il de plus érotique qu'une femme, si ce n'est plusieurs femmes?
Je suis un éternel amoureux des femmes, transis d'amour devant tout ce qui porte un porte jarretelle, pleurant devant la beauté du tableau d'une femme lisant à la lumière de sa fenêtre, le chat Bebert sur les genoux.
Mais bon, il fallait faire bonne figure et ne pas se rendre sans une passe d'arme, pour l'Honneur.
Je lui dis:
"Si les filles sont tellement géniales, comment ce fais-ce que Céline soit un homme?"
Je pensais, bien naïvement la toucher par ce trait d'humour.
Et alors là, elle me regarde, ne comprend pas, et ne trouve rien d'autre à répondre que:
"Céline? Céline Dion?"

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11.04.2007

Encore deux mots sur les femmes...

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Qui a-t-il de plus délicieux et de plus charmant qu'une femme pratiquant la montée en amazone? Certains imaginent d’autres choses que ce que mes chastes propos ne disent.
Non, les dames, les vraies, celles pour qui on se ferrait trancher en deux, celles pour qui on zébrerait de notre épée le visage du Baron de Munchaüsen, celles là montent à cheval en amazone. Les deux jambes du même coté du cheval, elles portent une jupe longue et noire et se tiennent droites, les épaules en arrière et le buste bombé. Leur cravache dans une main, les rênes dans l'autre, elles regardent les Hommes s'empresser de leur faire une révérence. Comparez messieurs, comparez! À ma droite une demoiselle qui sort en boîte avec la 306 de son père, sa chevelure empestant le tabac par avance, son innocence à peine protégée par une jupe spéciale "open foufe" . À ma droite une fille qui contrôle sa boîte de vitesse du bout des doigts, regarde la route bitumé en se demandant à qui elle devra faire semblant de promettre la lune pour se faire offrir un Gin Tonic. À ma gauche, une Dame, une vraie, dont les cheveux sont protégés par une bombe, qui fait avancer son destrier au pas, pour mieux respirer l'odeur des soirs d'automne. Sa main caresse la croupe de la monture comme elle le fait si souvent avec son chat noir. Elle ne se presse pas et boira ce soir un verre de Bourgogne.

Franchement messieurs, ne préférez vous pas la seconde Dame? Franchement? Que dire d'une femme qui préfère le Gin Tonic au Bourgogne?