03.07.2007

Juste parce que ça fait plaisir...


20.06.2007

Nous avons offert un string à la République.

Ce Dimanche, comme beaucoup d'électeurs démocrates je suis allé voter pour le candidat socialiste de ma circonscription. Malgré le manque de projets, malgré le discours "Sarkozy=caca" qui semble être leur seul argument. Malgré que les socialistes n'aient soutenues nul part les candidats du Mouvement Démocrate de François Bayrou.
Pourquoi, l'ai je fais?
Car on nous annonçait le cataclysme, le tsunami UMP allait s'abattre sur l'Assemblée Nationale après les 365 députés, un par jour, les 450 (sur 577). La République allait être livrée, nue, pieds et poings liés à Nicolas Sarkozy.
J'ai voulu empêcher cela en votant socialiste. Mais quand je vois la mine réjouie de ces derniers, de ces bouffons qui se vantent de leur propre médiocrité, qui méprisent l"électorat démocrate, qui refusent de se mettre en question j'ai compris mon erreur.

Nous avons livrée la République, nue, pieds et poings liés à Nicolas Sarkozy. Mais au moins elle porte un cache-sexe. Nous avons offert un string à la République.

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23.04.2007

Lettre ouverte à M. Bayrou

Bonjour François, ça ne te dérange pas, j’espère, que je te tutoie ? Tu m’as tellement fait rêver ces deux dernières années, tu fais partie du voisinage. En 2005, déjà, on m’appelait « le bayrouiste ». Sans toi, je ne serais pas aller voter. En même temps, tu les as vus les autres ? Pas de dénigrement, pas de langues de pute, tu es au-dessus de tout ça. Moi pas.
Il faut dire que j’en ai vu de toutes les couleurs depuis que je suis devenus un « social traître » Et béh oui, les stéréotypes ont la vie dure, si on a les cheveux longs on est de gauche. Alors forcément vous votez socialiste aux cantonales de 2004, ils vous marquent au fer rouge, vous êtes à eux, et gare à ceux qui essayent de vous piquer. Besancenot en 2002, toi en 2007.
Enfin, bref, parlons de notre rencontre. Tu ne m’a pas remarqué, ça s’est passé dans le train, en revenant de Rouen d’ailleurs. Lors de la correspondance, du temps à perdre, j’achète Marianne. Nous sommes en plein referendum sur le traité constitutionnel européen et le pauvre électeur lambda que je suis en avait un peu plein la patate d’entendre les deux camps passer plus de temps à s’insulter et à s’opposer qu’à proposer et expliquer leurs positions. Et dans ce numéro de Marianne, dont j’ai perdu les références, il y avait un article de toi. Le pire c’est qu’il a peut-être été écrit par un assistant, mais je doute. Ce petit article, une demi page, pas plus, dégageait un peu d’essence de sérénité. Pas de démagogie, pas d’insultes basses, mais une véritable volonté de convaincre, de véhiculer un message positif.
Et puis l’été qui suit l’affaire des autoroutes. Tu étais magnifique, Villepin en Conseil de sécurité de l’ONU, Cambronne face aux Anglais, César aux ides de Mars, enfin bref du grand, du beau, du béarnais.
Pour tout dire pendant longtemps ma seule source d’information c’était les guignols de l’Info… bonjour l’impartialité.
Alors aujourd’hui François, je veux te remercier de tout mon cœur. Merci de nous avoir fait rêver, merci de nous avoir donner foi en l’alternative démocratique, merci d’avoir résister à tout les coups que l’on t’as tirer. Jusqu’au bout tu te sera battu, jusqu’au bout tu aura incarné l’idéal républicain contre les jumeaux de l’IEP Paris…
Nous te sommes redevable François, nous te devons beaucoup. En signe de reconnaissance, nous n’iront pas voter le 6, pour ne pas participer à cette mascarade de démocratie, pour ne pas avoir notre part de responsabilité dans le sacre du Prince Président Nicolas Ier, tsar (et star) de tout les JT de 20h. Nous nous battrons pour que tu ais un groupe parlementaire à l’assemblé, tache dure sans proportionnelle. Mais tu nous as montré le chemin, ce n’est pas parce que c’est dur que c’est impossible. La bataille est perdue. C’est dur à avaler. C’est dur à vivre. Mais tu aura un groupe à l’assemblé nationale et il reste 2012. C’est lointain, moins si l’on songe aux Européennes !

Mais ne nous déçoit pas François, ne donne pas de consigne de votes. Allez, en remerciement et parce que ça fait plaisir, je vais crier très fort :

Frankreich mit voller kraft !!!

Édouard WOLFF

PS: si vraiment tu lis ce texte, désolé pour le style, je l’ai écrit le soir de l’élection, tard, vers 2h du matin.

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22.04.2007

Merci aux socialistes

de nous avoir offert Sarkozy sur un plateau d'argent...