11.08.2008

Petit poème.

Je te salue

Je te salue, ô vermeillette fente
Qui vivement entre ces flancs reluis ;
Je te salue, ô bienheuré pertuis,
Qui rend ma vie heureusement contente !


C'est toi qui fais que plus ne me tourmente
L'archer volant qui causait mes ennuis ;
T'ayant tenu seulement quatre nuits,
Je sens ma force en moi déjà plus lente.


Ô petit trou, trou mignard, trou velu,
D'un poil follet mollement crêpelu,
Qui à ton gré domptes les plus rebelles :


Tous verts galants devraient, pour t'honorer,
A beaux genoux te venir adorer,
Tenant au poing leurs flambantes chandelles !

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