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30.10.2006
Les filles de Loth
Le lecteur aura plaisir, je l'espère, à trouver ici un texte d'Alfred de Musset, chef d'oeuvre d'érotisme: les filles de Loth. Je laisse savouver.
Le vieux Loth ronflait au fond de sa caverne ;
Assises à côté d'une pâle lanterne,
Ses deux filles en pleurs se rappelaient tout bas
Les plaisirs de Sodome et ne s'endormaient pas.
L'aînée avait vingt ans, une figure altière,
L'œil bleu et des cheveux rejetés en arrière,
Des trésors sous sa robe et des doigts exercés...
La plus jeune était blonde, avait seize ans passés,
Des fruits s'arrondissaient sur sa blanche poitrine
Et son poil frissonnait où l'esprit le devine ;
Les yeux pleins de langueur et de timidité
Cachait sous leurs cils d'or l'ardente volupté.
Vierges ! Comprenez que deux filles à cet âge
N'ont pas quitté Sodome avec leur pucelage.
Elles avaient goûté le breuvage amoureux,
Et leur soif insatiable avait fait des heureux,
Jusqu'au jour redouté du divin châtiment,
Leur vie entière fut détruite en un moment,
Tous les hommes perdus, car il n'en restait pas
Qui pussent désormais jouir de leurs appas !
D'où viendra la rosée à leur bouche altérée ? ...
"Ne pleure pas ma sœur, ma sœur, que ton âme éplorée
Retrouve quelque espoir. Tiens ! Déshabillons-nous,
J'ai trouvé pour jouir, un moyen simple et doux."
Ainsi parla l'aînée. Déboutonnant sa robe,
Elle montre à sa sœur, avec un double globe
Un ventre satiné qui se trouve en bas
Par un petit triangle couvert de poils ras,
Noirs comme de l'ébène, et doux comme de la soie,
Sarah sourit, s'approche et écarte avec joie
Les lèvres de la trousse, ainsi les vieux Hébreux
Nommaient l'endroit charmant qui les rendait heureux.
" Que faut-il faire Agass ? - Du bout de ton doigt rose,
Chatouille-moi - J'y suis, attends que je me pose
Pour que mon doux bouton s'érige sous ton doigt
Et que j'écarte les cuisses comme toi. "
Et sous leur main, servie d'une amoureuse ivresse,
La symphyse se gonfle et palpite et se dresse.
Enfin n'en pouvant plus et d'amour se pâmant,
Agass donne à sa sœur un doux baiser d'amant.
Mais celle-ci lui dit : " Faisons mieux, ma charmante
Remplaçons notre doigt à la place amusante
Par une langue agile ; et tu verras, ma sœur
Que nos attouchements auront plus de douceur.
Oui, sur ton petit ventre, attends que je me couche,
Ta bouche sur mes lèvres, ton poil dans ma bouche
Qu'une douce langue chatouille en l'excitant
Notre bouton de rose encore tout palpitant.
Que nos corps enlacés se tordent et se roulent,
Que le jus de l'amour sur nos cuisses s'écoule. "
Sitôt dit, sitôt fait, et bientôt ce doux jeu
Arrose leur trésor d'un liquide onctueux.
Mais ce sperme infécond ne rappelle les hommes
Que de manière vague. " Ah ! Sottes que nous sommes,
A quoi rêvons-nous donc quand on a ce qu'il nous faut :
Notre père est bien vieux, mais il est encore chaud.
Il peut bander encor quand les femmes sont belles,
Bien heureux qu'il n'ait pas affaire à des pucelles.
Mais il ne voudra pas, tant il est scrupuleux,
Nous donner la bouteille où jadis toutes deux
Avons puisé la vie,... où notre pauvre ère,
Allait remplir ses fleurs, teindre son cratère.
Tâchons de l'enivrer, il aime le bon vin,
Et s'il veut nous baiser, sauvons le genre humain... "
Chacune sur le chef portait un grand voile noir ;
Loth avec sa lanterne, a demandé, hagard :
" A qui sont ces tétons dont la blancheur rayonne ?
Ces globes opalins, dont la pointe frissonne ? "
Il jette sur Agass des regards polissons,
Ecoute en soupirant les charmeuses chansons
Qu'ensemble ont commencé ses filles toutes nues,
Il croit être à Sodome et, sur ses propres filles
Haletant de planter le bâton de famille,
Il s'élance soudain. Agass l'avait prévu.
Au ventre paternel, elle saisit tout nu
Le membre recherché par l'ensemble des femmes
S'aperçoit qu'il faut encore qu'elle l'enflamme,
Et, pour mieux en jouir, elle roule à la main
L'instrument qui doit féconder le genre humain.
" J'enfanterai, dit-elle, et pour être plus sûre
Adoptons pour jouir la meilleure posture. "
Elle tombe à genoux, découvre son cul blanc ;
Le vieux Loth inclinant la tête et s'approchant
Voit le cul : Oh ! Jeune Femme ! Oh ! ma toute belle",
Dit-il alors, jetant ses deux bras autour d'elle.
Agass, poussant le cul, accroît le mouvement
Car elle connaissait l'effet du frottement.
Elle se sent mouiller. Aucune jouissance
N'a pourtant assouvi sa brutale espérance.
Un soupir la saisit ; elle porte la main
Je ne sais où. " Tu n'es pas dans le bon chemin,
C'est à recommencer ", dit-elle à son vieux père.
Et l'ivrogne à nouveau recommence l'affaire ?
En craignant de manquer, il se laisse guider
A travers les replis qu'il devra féconder.
Agass tressaille. Enfin tout son beau corps frissonne ;
Les os ont craqué. Le père Loth s'en étonne
" Qu'as-tu donc ? Mon enfant : va donc que je jouisse !
Si je m'en suis douté, que le ciel m'engloutisse ! "
Dit le vieux Loth. Agass dit alors à sa sœur :
" Viens goûter à ton tour la divine liqueur. "
L'autre aussitôt s'approche et dans ses douces cuisses
Elle montre à son père un doux nid de délices.
Elle chatouille alors les couilles du taureau,
Prend l'arme tout à coup et la met au fourreau.
Entre ses blanches mains, saisit la vieille épée
Pour la faire entrer plus grosse et mieux trempée.
Enfin elle se pâme, laisse tomber ses bras,
Le sceptre paternel inondant ses appas.
" Gloire à Dieu " se dit-elle, " à présent j'ai conçu. "
Loth, en se réveillant n'avait rien vu, ni su.
13:00 Publié dans Ascenseur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Erotisme, femmes, Alfred de Musset, blog, poésie
26.10.2006
Souvenirs...
Voici un vieux texte... ma deuxième Kronik pour l'AXIOM' en version longue, sans edit pour rentrer dans le journal. Nous sommes en Fevrier 2004...
La Saint Valentin… Fête (si on peut l’appeler ainsi) redoutée de tout possesseur de chromosome Y qui se respecte un temps soit peu, elle est surtout une déchirante et douloureuse épreuve pour de nombreux célibataire qui doivent aller acheter leurs revues d’anatomie humaine dans un décors exaltant l’Amour.
Cette année, cependant, j’avais décidé de poser un lapin à la fâcheuse réputation acquise après des années d’une impitoyable démonstration par récurrence que j’avais d’être toujours seul pour cette occasion si spéciale de l’année (La Fête du fils d’une collègue de Bureau de ma Mère) qui me collais à la peau avec l’obstination d’un Pépé le Putois. J’avais pour cela demandé leur avis aux plus grands spécialistes de la question féminine : les Femmes elles mêmes.
Une des réponses qui revenait le plus fréquemment était l’honnêteté. Lorsqu’ enfin a mon goût femelle convenue je m’en dirigeât d’un pas sur de la victoire de par les prodigieux conseils qui m’avait été prodigué au par avant. Je tenus a l’intention de la demoiselle en question a peu près ce langage :
« Salut, Je n’éprouve aucun sentiment pour toi, a peine une base désirance sexuelle. Le seul intérêt que je te trouve c’est la possibilité d’oublier une autre fille en couchant avec toi. Je n’ai absolument rien à t’apporter, je suis qu’un pervers narcissique qui te ferra traverser les pires enfers sans rien en retour. Tu veux sortir avec moi ? »
Convaincus que la baffe que je reçut a la fin de cet entretiens ne pouvait avoir été provoqué que par la réplique finale qui n’était digne que d’un élève de sixième au vocabulaire aussi limité que mon tableau de chasse (je ne chasse pas, je suis végétarien) je m’en suis aller réitérer l’expérience auprès d’une fille au tour de poitrine aussi alléchant qu’un 17 en analyse.
C’est alors que les sages paroles de ma Sainte Mère, celle la même qui préféra accoucher plutôt que prendre l’apéro, me revinrent… les filles aiment les mecs qui cuisinent ! Ca tombe bien j’adore cuisiner moi !
J’entrepris donc de cuisiner pour une fille dont je tairais le nom par pure charité chrétienne, alors même que je suis taoïste. Cette fille avait tout pour elle : Elle était d’une intelligence rare et pouvait citer des poète allemand du XIX ème tout en discutant de physique nucléaire, la richesse de son vocabulaire et de sa syntaxe grammaticale n’avait d’égale que la profondeur de sa gorge. Elle avait une voix merveilleuse et hypnotique, son sens de l’humour, décalé n’aurait été qu’une simple preuve supplémentaire de son intelligence si ce n’était son originalité surprenante.La perle rare qu’on ne trouve que dans nos rêves les plus fantasques.
J’avais pour elle ouvert le livre de cuisine que ma sœur m’avait offert pour mon anniversaire (17 Août pour ceux et celles qui veulent me faire un KADO !!!). Bien que le titre stipulait Recettes rapides et légères (MERCI BEAUCOUP Nanou, tu peux être sure que j’te revaudrais ça !!) il contenait quelques plats délicieux. Je me mis donc à l’ouvrage pour réaliser une omelette au roquefort et aux fines herbes, un curry de légume et des crêpes à l’orange flambées au Rhum. Ainsi je comptais la séduire non seulement par mon charme et mon charisme (j’en vois un qui rigole la bas !), mais aussi par le délicieux et la diététique de ma cuisine.
Tout ce passait a merveille, j’avais même fait une folie, j’avais dépensé l’argent pour manger six semaines, soit QUARANTE DEUX jours ou 48 repas au RU, dans un vin, mais pas n’importe lequel, Un Château V.(pas de pub) 1987, un des meilleurs Saint Emillion, un rouge, ou devrais-je dire le rouge. Superbe, étonnant de finesse. Couleur coucher de soleil, odeur d'été, toucher petale de rose, gout d'Eden. Une merveille rarissime dont mes palais rêvent chaque nuit… Cette salope a mit de l’eau dedans !
Que Gandhi me pardonne, mais j’ai du renoncer a mes engagements non-violents, c’était justifié…
En conclusion j’ai passé la Saint Valentin, comme chaque année,seul dans mon grand fauteuil de cuir avec un verre de Martini à la main, la 7ème symphonie de Mahler dans la chaîne a médire sur l’incapacité des femmes a reconnaître un bon coup.
11:10 Publié dans Kronik du Cid | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : blog, femmes, kronik du cid, axiom, solitude
15.10.2006
La pensée du jour...
...vous est offerte par Hannah Arendt, in L'Impérialisme
"Les socalistes en étaient encore à étudier les lois économiques de l'impérialisme alors que les impérialistes, pour leur part, avaient cessé depuis longtemps de leur obéir."
15:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Impérialisme, Hannah Arendt, citation, blog
11.10.2006
Recette de la Tortilla
La tortilla Espagnole, la seule la vraie, l'unique!
Pour 2 personnes, il faut:
5 oeufs
2 gros oignons
500g de pommes de terre
Sel et poivre
Huile d'olive
On commence par du classique: éplucher les patates et les oignons, les laver (si besoin est) et couper en fines rondelles
Dans une poêle anti-adhésive (très important il ne faut pas que la poêle accroche c'est tout le secret de la réussite !) faire fondre les patates et les oignons dans de l'huile d'olive à feu doux pendant 1/2 heure. Saler et poivrer.
Dans un grand saladier battre les oeufs salés et poivrés en omelette. Rajoutter les patates et les oignons encore chauds dans le saladier (ça chauffera un peu les oeufs) et mélanger.
Verser le tout dans la poêle encore chaude et le cuire, attendre 2 minutes que ça se tasse. Retouner l'omelette, attention, c'est toujours là que les débutants se vautrent... Il vaut mieux utiliser une assiette. Faire cuire la deuxième face.
Voili vloilou... ça se sert chaud ou froid. On l'accompagne d'un peu de salade et de charcuterie ou de fromages espagnols (pour les végé...)
11:13 Publié dans Recettes de cuisine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cuisine, tortilla, blog, manger, végétarien
03.10.2006
Les voix du seigneur sont impénétrables.
... Et Jésus mena ses disciples à la montagne, et les pria de l'écouter: Ils leur dit:
"Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux.
Heureux les doux : ils auront la terre en partage.
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux : il leur sera fait miséricorde.
Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu.
Heureux ceux qui font œuvre de paix: ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux.
Souvenez-vous de mes mots. "
Alors, Pierre se leva et demanda: "Doit-on prendre tout ça en note?" Et Judas ajouta : "Est-ce qu'on doit s'en souvenir?" Et Marc dit : "Est-ce que ce sera matière à l'examen?" Et Jean continua : "Devons nous le rendre avec le devoir?" Et Matthieu déclara : "Les autres disciples n'ont pas eu à l'apprendre" Enfin, un apôtre demanda à voir Jésus en particulier, et lui demanda si tout cela était bien conforme aux objectifs du plan de cours. Et Jésus s'effondra et se mit à sangloter.
17:55 Publié dans Le Tapis volant | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Jesus, humour, dur d'être Dieu, blog
02.10.2006
Un Salon
Il existe, quelque part, sur terre un salon, où il y sent bon le vieux bois et ou le plancher craquelle sous les pas. Les rideaux filtrent la lumière des soirs d'Automne et font vasciller les ombres. Elles dansent une étrange variante du tango autour d'un canapé sur lequel trone trois coussins usés par le temps et l'affection. Nul ne pourrait dire s'ils étaient rouges ou verts avant. Peut être ont-ils été gris. Ce canapé porte une lourde Histoire.
Allongée dessus, à la lumière du jour, une femme y a lu mes lettres. Entre Flaubert et Oscar Wilde, Elle m'a lu. Fermant Salambo, songeant à Salomé, Elle s'est perdue dans les méandres de mon esprit. Je Lui ai arraché une larme.
Et cette larme me nourrit encore.
Femme qui lit, à moitié dans mon riz.
14:35 Publié dans Le Tapis volant | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : femme, moi, salon, livre
